Encore blog
Le Blog d'Encore & Toujours
Outre l’aspect graphique et les multiples références aux jeux les plus célèbres de sa console de jeu, c’est surtout en plaçant le joueur, le consomateur, au centre de sa publicité que Sony a réussit ici une communication particulièrement efficace.
En basant son framework sur le HTML5, Apple permettra des applications Internet supportées nativement par les navigateurs.
Plusieurs solutions permettent depuis quelques années de proposer des applications internet dites « riches » c’est à dire interactives. Mais deux catégories sont à distinguer. D’un coté Adobe Flash, Oracle (Sun) JavaFX et Microsoft Silverlight requièrent des plugins pour fonctionner même si ceux ci très répandus désormais, tandis que de nouveaux « frameworks » (environnement) tels que SproutCore se basent sur les standards modernes du HTML5. Avec Gianduia Apple parie sur cette seconde catégorie.
Peu d’informations ont pour l’heure filtré sur les possibilités offertes par cette solution, mais la multiplication de ces frameworks annonce pour demain, une expérience de la navigation internet renouvelée.
Pour une fois je quitte un peu le monde de l’image stricto sensu pour vous faire partager un blog particulièrement intéressant, tenu par Pierre Fraser, essayiste, linguiste et informaticien qui plus de 15 ans je travaille à l’élaboration d’une théorie des tendances. Au délà du côté recherche anthropologique et sociologique que propose ce monsieur, c’est un outil de décryptage de l’information, de la construction d’une vision du monde nait des discours que nous tenons et comment se développent les tendances qui vont l’influencer.
je me permets de citer :
Les tendances façonnent nos sociétés en faisant appel à trois grandes forces dont le pivot central est l’individu.
- Flux : transit des idées et des codes collectifs d’une société.
- Visions du monde : ensemble des systèmes de valeurs que partagent les membres d’une société.
- Cygnes noirs : événements imprévisibles qui ont un impact direct sur le Flux et les visions du monde d’une société.
Plus que jamais, dans toute l’histoire de l’humanité, nous avons réussi, grâce aux technologies associées à Internet, à rendre l’expression de soi accessible à tous. Toute l’infrastructure de la société numérique est basée sur cette idée que nous poursuivons inlassablement depuis le Siècle des Lumières de permettre à l’individu de s’exprimer sans contrainte, sans filtre et sans censure. Le « moi » est devenu une préoccupation majeure.
Cette recherche offre un outil de lecture de l’information que je soumets à vos esprits critiques, car on n’est jamais en manque de filtres de lecture face à une information qui ne cesse de s’accélérer.
le blog : http://theoriedestendances.com/
A une vision unifiée de l’in-dividu (in-divisible) pris dans un statut générique de consommateur dont les marketers ont prétendu longtemps cerner l’unité (via les outils et techniques plus ou moins avancées du marketing traditionnel), s’oppose de plus en plus la Personne (du latin persona qui fait référence aux masques des acteurs dans l’antiquité), dont le retour a sonné depuis quelque temps déjà.
Dans la vie physique, In Real Life, notre consommateur avait déjà tendance à défier les marques en zappant, en étant infidèle, en multipliant les points de ventes physiques fréquentés, en négociant les prix, en comparant…, ces changements d’humeurs face aux marques semblaient désarçonner les marques.
Imaginez du bout des doigts l’infinie possibilité 24h/h24 365 jours par an de discuter, consulter, échanger/partager, collaborer, acheter, vendre…autant de statut, posture, points de présence et d’interactions qui font du « consonnaute » « un fragment-nautes », un internaute éparpillé, éclaté sur moult espaces qui documentent sa vie et ses humeurs en temps différé ou réel.
Ce vaste champ des possibles révèlent bien que le conso-acteur est à la fois « Un » (Unité) et multiple (Diversité), il est « unitas multiplex » : l’unité dans la diversité, la diversité dans l’unité.
A la complexité du sujet, aux statuts, aux comportements et attitudes paradoxales, antagonistes…ne répondent trop souvent en face des acteurs (marques, institutions…) raisonnant trop souvent sur le mode du simple, voire du compliqué (rationalisme, réductionnisme); les deux mondes ont donc de plus en plus de mal à se rencontrer.
Tout l’enjeu d’une présence sur les médias sociaux, va être de savoir articuler avec pertinence l’ensemble des canaux par un ajustement fin (fine tuning) qui se fera au gré de l’expérience accumulée.
La marque qui était centripète devient centrifuge et devient apte à parler d’autre chose que d’elle-même et à s’insérer dans un ensemble plus vaste qui l’englobe, dont elle est une parmi d’autres.
Deux stratégies de présence :
Stratégie volume : omni-présence, dilution/dispersion
-Couvrir le terrain et multiplier les occasions de voir pour l’internaute, de se faire voir pour les marques
Stratégie valeur : focalisation
-se concentrer sur un ou deux canaux et s’en tenir à ceux là
La première optique (volume) va consister à alimenter la pompe (flux d’informations, animation…) continuellement, au risque d’une dispersion qui peut par excès, brouiller l’image de la marque; à moins que celle ci ait constamment quelque chose à dire.
L’optique « valeur » va elle s’attacher à alimenter et animer avec parcimonie et finesse, les espaces avec des contenus ad hoc; quitte à se faire plus rare plus occasionnel.
Avoir l’esprit d’à propos en somme, au bon moment, au bon endroit.
La marque pourra possiblement susciter l’attente impatiente des internautes qui seront peut-être moins nombreux mais plus fidèles (les vrais addicts).Naturellement cette seconde optique se heurte à la logique qui affirme qu’un espace (blog, page fan …) qui n’est pas alimenté de façon régulière, s’étiole, tombe dans l’oubli et régresse en terme de référencement sur Google.
Par ailleurs les territoires d’expression non occupés, la nature ayant horreur du vide, seront investis par d’autres (concurrents…), tout est question d’équilibre et la logique du ET (de deux stratégies cohabitantes) l’emporte sur le OU plus restrictif.
Une diététique présentielle quand « l’abondance d’information crée la rareté de l’attention » (Simon)
Etre présent partout, faire parler de soi à toutes occasions est-il pertinent?
L’adage « trop d’info tue l’info » demeure plus que jamais d’actualité, on le remarque par exemple, dans les bulles de redondances permises par le blogging et le microblogging qui en temps différé pour l’un ou réel pour l’autre? se répètent avec quelques différences à la marge; on se tweet et se re-tweetent à longueur de journée.
Dans la cacophonie des émetteurs, concurrents implicites (à celui qui sera le plus vu et référencé), que retient -on au final du message et de l’émetteur initial; comment émerger ?
Ainsi tout émetteur sur la toile est -il pris entre la nécessité d’être vu/lu, de signaler sa « présence sociale » au risque d’en devenir inaudible car noyé dans la masse des messages et la logique plus fine d’organiser la rareté ou une présence plus occasionnelle pour faire différence (ce qui suppose naturellement d’être innovant dans ses contenus et non redondant).
Je pense naturellement qu’il n’y a pas de vérité toute faite et que les stratégies vont s’affûter, s’affiner et devenir beaucoup plus qualitatives, en (ré)investissant aussi le champ de l’humain; ce qui implique aussi un contact réel avec la marque, une rencontre physique avec ses représentants (évènements, démos, conférences…).
La stratégie « ubiquitaire » permet donc de monter rapidement en notoriété, on reprend le principe primaire de la répétition qui a fait les belles heures de la télévision, un même message répété plusieurs fois sur une période de temps donnée jouant sur le facteur mémorisation (et donc sur la notoriété top of mind, spontanée et assistée); subséquemment on décline en l’adaptant le message source sur moult canaux.
Etre présent sur les médias sociaux ne consiste naturellement pas à calquer des pratiques off line, ou de publicités traditionnelles sur de nouveaux espaces.
Une fois que vous y êtes que faites vous ? Internet est mouvement, dynamique, interactions, lieu de toutes les infidélités, zapping, inattention, surf éphémère, sérendipité, bouillonnement,..aux limites parfois du chaos.
On est loin des chemins balisés et unidirectionnels de la pub traditionnelle et des écrans tv achetés à prix d’or avant ou après un prime time.
La marque aussi est « aspirable » dans les méandres des espaces « sociaux » et peut se fragmenter elle aussi.
Acteurs, outils, usages, initiatives, créativité, Interactions…forme un écosystème complexe, imprévisible qui ne pourra jamais se réduire simplement à des métriques. Comme en toute chose de nos jours à l’image des rapports humains, l’intangible le psycho-sociologique, l’inquantifiable existe.
C’est aussi une raison pour laquelle travailler sa présence sur les médias sociaux demande du temps pour semer , nourrir, couper les mauvaises herbes/mettre en jachère, mais aussi permettre des fertilisations croisées et récolter sans se noyer et se perdre…il s’agit en quelque sorte d’une lutte contre l’Entropie au profit de l’Anthropie*
*du grec anthrôpos qui signifie » homme « ou « anthr-ôpos » : « à visage humain »
Une réfléxion de Denis Failly que nous relayons aujourd’hui
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